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les souvenirs de Lulu Zacharie

Nous avons rencontré Lucien Zacharie (81 ans), personnalité locale.

Il nous fait partager quelques souvenirs d’avant à Saint Maximin et Allevard. Lulu est une « mine de souvenirs », intarissable, avec une mémoire éblouissante des noms, des dates et des situations.. L’heure avançant, nous avons dû, bien à contrecœur, interrompre l’entretien… c’était frustrant, mais sinon, nous y  serions encore. D’autres habitants de la commune ont également des tas de choses à nous raconter et à nous apprendre, mais, promis, nous reviendrons vers Lulu…

Lulu a participé à de nombreux ouvrages sur la mémoire locale à Saint Maximin ou Allevard…Et à 81 ans, il nous propose encore ses services et sa photothèque pour un projet sur notre commune.

Né à Allevard en 1927, ses parents y tenaient un café restaurant, et c’est rapidement qu’il est venu, avec eux, s’installer aux Rippelets. Il fallait l’écouter parler du village, à l’époque où l’agriculture était dominante…, avant la seconde guerre mondiale, dans les années 1935/1940. A l’époque, la population de la commune était à peu près la même qu’aujourd’hui (un peu plus de 600 âmes)… elle est tombée aux environs de 400 dans les années 1970.

Dans ces années là, il y avait de la vigne des Bretonnières jusqu’à Pontcharra… mais aussi du blé, des fruits, du tabac, de l’élevage, sans oublier le ver à soie. ! .Des champs, il y en avait partout, même plus haut que la route forestière.. Lulu nous l’a avoué (on peut le dire car depuis il y a prescription) : la production de vin était telle que bon nombre de cafetiers d’Allevard venaient, avec leurs carrioles à deux roues, pour chercher du vin à St Maximin, et cela :de nuit … pour ne pas avoir à payer « l’acquis »…

Il faut dire qu’à l’époque, il y avait beaucoup plus de bistrots que maintenant. Lulu a recensé, juste avant la dernière guerre, 35 cafés et 28 hôtels à Allevard. Il ne reste plus que 5 cafés 70 ans plus tard. A St Maximin, il y en avait deux : « La Mémé CAZAN » aux Bretonnières et le « Café GAYET » aux Rippelets. Et dans ces cafés, on y jouait aux cartes, aux boules, on y dansait, on s’y retrouvait pour boire un coup, mais c’est là aussi que l’on se proposait un coup de main pour les vendanges, les foins ou autres travaux des champs … C’était un espace privilégié de solidarité et de convivialité. Même les gens de la vallée venaient y boire un coup.

Durant ces mêmes années d’avant guerre, il y avait encore 15 scieries à Allevard…aujourd’hui, il n’en reste plus qu’une seule. Il faut dire que dans ces années-là, il fallait 10 personnes pour manipuler des billes de bois, là ou, aujourd’hui, une seule suffit. Et notre Lulu a travaillé dans ces scieries … Il a porté tant de bois sur l’épaule, durant son adolescence, qu’il en a même une épaule « affaissée » …

Ce bois, comme les cartons, étaient transportés par train… avec le PLA qui reliait Pontcharra à Allevard, en passant par La Rochette ou avec le petit train d’Allevard qui rejoignait le Cheylas en passant par Saint Pierre pour transporter le matériel et les ouvriers.
Le PLA, bien que train privé, était « connecté » avec la SNCF. Il y avait des correspondances, et même, Lulu a vendu des billets, depuis Allevard, pour les curistes qui partaient pour Lille, Nantes ou Bordeaux.. Ce n’était pas la même caisse, mais il n’y avait pas encore les distributeurs automatiques de billets, et pour faire gagner du temps aux voyageurs, les billets pouvaient être établis par le guichetier du PLA, entreprise privée..

A l’époque, on comptait entre 13.500 et 15.000 curistes par an à Allevard. Depuis, leur nombre a été divisé par trois. Il faut dire que la concurrence des centres « héliomarins » ou autres a fait du tort aux établissements thermaux de la région.

On pourrait continuer longtemps avec les souvenirs vivants de Lulu… Mais avant de refermer temporairement, nous l’espérons, cette page, nous ne pouvons pas parler de Lulu sans évoquer ses activités d’accompagnement au ski des enfants des écoles. Pendant plus de 40 ans, c’est avec passion et amour qu’il a donné sont temps aux enfants de Saint Maximin, et des communes alentours. Le Collet d’Allevard, les 7 Laux…Les enfants qui ont skié avec lui se souviennent encore lorsque les groupes se formaient dans le car… »On va avec Lulu… » et sur le télésiège :  « Lulu, chante nous une chanson ».. Autant de rayons de soleil que nombreux doivent encore avoir en mémoire

 Le Pleynet, c’est son domaine…à tel point qu’avec ferveur (et pointe à peine déguisée de mauvaise foi) il vous affirmera, quelque soit le temps, que la neige est bonne au Pleynet ! Et ça , aujourd’hui encore, car à 81 ans, Lulu continue de faire du ski de fond mais surtout de piste…

En fait, c’est avec l’arrivée des usines dans la vallée, offrant des opportunités de revenus complémentaires aux agriculteurs, avec la possibilité d’une double activité, que l’on a vu, progressivement se réduire l’activité agricole de la commune

Lulu, en conclusion de cet entretien nous a chargé de remercier tout spécialement Marie-Louise SPEZINI, Maire de la commune de 1989 à 2008, pour tout ce qui avait été réalisé à St Maximin … Et malgré son âge, il a ajouté « … même si ça n’a pas toujours été assez vite à mon goût ! »… Lulu, une personnalité qui a une « pêche d’enfer » que beaucoup auraient certainement aimé avoir comme grand-père.Nous avons rencontré Lucien Zacharie (81 ans), personnalité locale.

Il nous fait partager quelques souvenirs d'avant à Saint Maximin et Allevard. Lulu est une « mine de souvenirs », intarissable, avec une mémoire éblouissante des noms, des dates et des situations..

LuluL'heure avançant, nous avons dû, bien à contrecœur, interrompre l'entretien... c'était frustrant, mais sinon, nous y serions encore. D'autres habitants de la commune ont également des tas de choses à nous raconter et à nous apprendre, mais, promis, nous reviendrons vers Lulu...

 

Lulu a participé à de nombreux ouvrages sur la mémoire locale à Saint Maximin ou Allevard...Et à 81 ans, il nous propose encore ses services et sa photothèque pour un projet sur notre commune.

 

Né à Allevard en 1927, ses parents y tenaient un café restaurant, et c'est rapidement qu'il est venu, avec eux, s'installer aux Rippelets. Il fallait l'écouter parler du village, à l'époque où l'agriculture était dominante..., avant la seconde guerre mondiale, dans les années 1935/1940. A l'époque, la population de la commune était à peu près la même qu'aujourd'hui (un peu plus de 600 âmes)... elle est tombée aux environs de 400 dans les années 1970.

 

Dans ces années là, il y avait de la vigne des Bretonnières jusqu'à Pontcharra... mais aussi du blé, des fruits, du tabac, de l'élevage, sans oublier le ver à soie. ! .Des champs, il y en avait partout, même plus haut que la route forestière.. Lulu nous l'a avoué (on peut le dire car depuis il y a prescription) : la production de vin était telle que bon nombre de cafetiers d'Allevard venaient, avec leurs carrioles à deux roues, pour chercher du vin à St Maximin, et cela :de nuit ... pour ne pas avoir à payer « l'acquis »...

 

Il faut dire qu'à l'époque, il y avait beaucoup plus de bistrots que maintenant. Lulu a recensé, juste avant la dernière guerre, 35 cafés et 28 hôtels à Allevard. Il ne reste plus que 5 cafés 70 ans plus tard. A St Maximin, il y en avait deux : « La Mémé CAZAN » aux Bretonnières et le « Café GAYET » aux Rippelets. Et dans ces cafés, on y jouait aux cartes, aux boules, on y dansait, on s'y retrouvait pour boire un coup, mais c'est là aussi que l'on se proposait un coup de main pour les vendanges, les foins ou autres travaux des champs ... C'était un espace privilégié de solidarité et de convivialité. Même les gens de la vallée venaient y boire un coup.

 

Durant ces mêmes années d'avant guerre, il y avait encore 15 scieries à Allevard...aujourd'hui, il n'en reste plus qu'une seule. Il faut dire que dans ces années-là, il fallait 10 personnes pour manipuler des billes de bois, là ou, aujourd'hui, une seule suffit. Et notre Lulu a travaillé dans ces scieries

... Il a porté tant de bois sur l'épaule, durant son adolescence, qu'il en a même une épaule « affaissée » ...

 

Ce bois, comme les cartons, étaient transportés par train... avec le PLA qui reliait Pontcharra à Allevard, en passant par La Rochette ou avec le petit train d'Allevard qui rejoignait le Cheylas en passant par Saint Pierre pour transporter le matériel et les ouvriers.

Le PLA, bien que train privé, était « connecté » avec la SNCF. Il y avait des correspondances, et même, Lulu a vendu des billets, depuis Allevard, pour les curistes qui partaient pour Lille, Nantes ou Bordeaux.. Ce n'était pas la même caisse, mais il n'y avait pas encore les distributeurs automatiques de billets, et pour faire gagner du temps aux voyageurs, les billets pouvaient être établis par le guichetier du PLA, entreprise privée..

A l'époque, on comptait entre 13.500 et 15.000 curistes par an à Allevard. Depuis, leur nombre a été divisé par trois. Il faut dire que la concurrence des centres « héliomarins » ou autres a fait du tort aux établissements thermaux de la région.

 

On pourrait continuer longtemps avec les souvenirs vivants de Lulu... Mais avant de refermer temporairement, nous l'espérons, cette page, nous ne pouvons pas parler de Lulu sans évoquer ses activités d'accompagnement au ski des enfants des écoles. Pendant plus de 40 ans, c'est avec passion et amour qu'il a donné sont temps aux enfants de Saint Maximin, et des communes alentours. Le Collet d'Allevard, les 7 Laux...Les enfants qui ont skié avec lui se souviennent encore lorsque les groupes se formaient dans le car... »On va avec Lulu... » et sur le télésiège : « Lulu, chante nous une chanson ».. Autant de rayons de soleil que nombreux doivent encore avoir en mémoire.

 

Le Pleynet, c'est son domaine...à tel point qu'avec ferveur (et pointe à peine déguisée de mauvaise foi) il vous affirmera, quelque soit le temps, que la neige est bonne au Pleynet ! Et ça , aujourd'hui encore, car à 81 ans, Lulu continue de faire du ski de fond mais surtout de piste...

En fait, c'est avec l'arrivée des usines dans la vallée, offrant des opportunités de revenus complémentaires aux agriculteurs, avec la possibilité d'une double activité, que l'on a vu, progressivement se réduire l'activité agricole de la commune.

 

Lulu, en conclusion de cet entretien nous a chargé de remercier tout spécialement Marie-Louise SPEZINI, Maire de la commune de 1989 à 2008, pour tout ce qui avait été réalisé à St Maximin ... Et malgré son âge, il a ajouté « ... même si ça n'a pas toujours été assez vite à mon goût ! »... Lulu, une personnalité qui a une « pêche d'enfer » que beaucoup auraient certainement aimé avoir comme grand-père.
 

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