Cérémonie Robert Cazan

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Catégorie
Cérémonie
Date
8 juillet 2022 17:30

Nous célébrons cette année le 78e anniversaire de la libération de notre région, et c’est en cette journée que nous rendons hommage à tous ceux qui ont été victimes de la barbarie nazie. Nous sommes rassemblés devant cette stèle où Robert a été trouvé, le corps criblé de balles.

Quelques mots pour le devoir de mémoire afin de rappeler cette tragique journée.

Le dimanche 9 juillet 1944, en début d’après-midi, deux voitures stoppent devant le café de Cazan au lieu-dit les Bretonnières. Plusieurs Allemands en sortent et bondissent à l’intérieur du café puis, sous la menace de revolvers, réduisent les occupants au silence.
Celui qui semble être le chef, s’écrie : nous cherchons Robert Cazan, est-ce bien ici ? Peut-on le voir ?
Mais Robert n’est pas là. Un des Allemands dit à la maman de Robert « Si nous n’avons pas votre fils dans une demi-heure, le village brûlera ».
Après de vaines recherches, Robert reste introuvable, le feu est mis à deux granges.
Plusieurs personnes tentent alors vainement de sauver leurs biens, mais sous la menace des mitraillettes, elles sont contraintes de les laisser brûler. L’après-midi s’achève sans que Robert réapparaisse ; l’un des paysans intervient alors afin de protéger sa propriété de l’incendie, en promettant aux Allemands que Robert se rendra à la kommandatur avant 19 heures.
Les Allemands partent, Robert sort de sa cachette et le même paysan le force alors à se rendre, lui expliquant qu’il n’aura qu’un petit interrogatoire à subir.
Robert se montre courageux et malgré l’intervention de ses copains, il se rend.
Le lendemain, sa mère va à la komandatur implorer le bourreau de libérer son fils.
L’homme avec un sourire ironique et grimaçant lui répond « votre fils vous sera rendu, comptez sur moi Madame ».
L’intervention périlleuse et courageuse du révérend père Giroud se soldera également par un échec.
Quelques heures plus tard, Robert est emmené dans une camionnette en direction d’Allevard. C’est sur la petite route qui rejoint les gorges du Bréda au Moutaret, à quelques mètres de là, qu’il sera abattu.
Le 14 juillet Jules Replan, habitant du Moutaret, découvrit le corps méconnaissable de Robert, criblé de balles.
Robert avait été formé au métier de la forge par son oncle Auguste Gautier, forgeron à Saint-Maximin (et grand-père d’Alain Panerio). Auguste le reconnaîtra grâce au ceinturon qu’il portait.
La dépouille fut alors mise dans une charrette recouverte de paille et tirée par un âne pour être transportée de nuit à l’église de Saint-Maximin, où la sépulture eût lieu, le lendemain.
Depuis la disparition d’Yvonne Cazan, sœur de Robert, son petit-cousin Alain Panerio a pris le relais pour faire vivre cette commémoration.

Nous vous convions à cette cérémonie le vendredi 8 juillet, à 17 h 30, devant la stèle Cazan, sur la commune du Moutaret.

 
 

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  • 8 juillet 2022 17:30